La culture du café

Le café se cultive autour de l’équateur, entre les tropiques du Cancer et du Capricorne.
Les limites de sa production sont 25° Nord et 30° Sud. Il peut prospérer jusqu’à une altitude de 2 000 mètres au dessus du niveau de la mer, mais il ne fleurit pas lorsque la température est inférieure à +15° Celsius.
En fait, les caféiers, et surtout les arabica, exigent des températures entre 17 et 23°, sans écarts importants. Pour une culture sans irrigation, les pluies doivent être abondantes, de 1 500 à 2 000 mm sur 8 mois.

Les caféiers arabica sont parmi les rares plantes de grande culture dont on se soucie de réduire la lumière. Ils souffrent en effet d’une trop franche exposition au soleil.
Enfin, le caféier n’aime pas le vent.

Le sol est alimenté en engrais et en divers produits destinés à protéger l’arbuste des maladies et des parasites.

La première floraison apparaît au bout de 3 ans.
Les caféiers sont taillés pour faciliter la cueillette des fruits.
La zone équatoriale ne comporte pas d’écarts de saisons.
Photo : Recolte des cerises de cafe au TogoLa floraison s’étale sur plusieurs mois. Il n’est pas rare de trouver, sur le même arbre, des fleurs et des baies à différents stades de mûrissement.
La récolte s’effectue donc en plusieurs passages.

Sous le climat tropical, en revanche, les saisons sont mieux marquées et la récolte a lieu en un ou deux passages. Les cerises parviennent à maturité huit neuf mois après la floraison. En seulement deux semaines, toutes les plantations d’une région peuvent se couvrir de cerises.

Dans l’idéal, il ne faut cueillir que les fruits matures, rouges, brillants et fermes. Les cerises immatures provoquent l’amertume du café; celles trop mûres (de ton grenat, violet ou noir) donnent un goût âcre et désagréable.

Quelques pays producteurs de Café.

Le Viêtnam est le 1e producteur asiatique et le 2e au plan mondial. Les grands domaines d’exploitation créés par les colons français ont été remplacés par des coopératives ou fermes d’État. Si les terres de la région caféière sont profondes et d’excellente qualité, les effets de la guerre chimique ont été catastrophiques.

Le Cameroun produit des robusta dans la variété Java, et de l’arabica. Les rendements des plantations ne sont pas toujours aussi élevés qu’ils le pourraient. Les cultures vivrières pratiquées entre les caféiers absorbent en effet une grande partie des engrais.

Photo : Recolte du cafe au TogoLa Côte d’Ivoire ne cultive pratiquement que des robusta. Les arabica sont en expérimentation pour le moment. Le pays est le premier producteur africain. Près de la moitié de la population active vit du café. Mais cette première source de revenus pour le pays est largement dépendante des périodes de sécheresse.
De plus, les fermiers lui préfèrent parfois le cacao qui requiert moins de travail et se trouve être souvent plus rentable.

Tous les arabica du monde seraient originaires d’Éthiopie, précisément de la province de Kaffa dont le nom du café dériva dans bien des langues. Si l’on ne peut pas être certain de cette antériorité, on ne doute pas que des caféiers poussaient à l’état sauvage dans cette région. Aujourd’hui, l’Éthiopie est le premier producteur africain d’arabica, le second producteur africain toutes catégories, après la Côte d’Ivoire, et le 7e producteur mondial.
Ses cafés sont d’une remarquable qualité.

Daniel RIFFET.
Géographe & photographe.

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